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| ARTISTES VARIÉS |
| Exit Music : Songs for
Radio Heads |
| Rapster |
| 2006 |
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| 4 sur 10 |
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Avertissement : Ceci est un
texte qui s'attaque à la fois au disque et à la critique dudit album par Peter Marcia sur le site Pitchfork Media. Le 18 avril 2006 nous
assisté à la destruction ultime de l'album avec une note évocatrice de 0,6. Depuis
quelques temps, Pitchfork est devenu une référence ultime pour la « bonne musique »
(j'espère que vous lisez le sarcasme de mes mots!). Si Pitchfork n'aime pas, la masse
n'aime pas. Parfois, le collectif pousse des groupes qui s'avèrent à être de la pire
espèce (ex. : Clap Your Hands Say Yeah!, Art Brut
). Souvent penchées sur la vague
indie, les critiques de Pitchfork peuvent être très froides et sévères. Par contre,
Pitchfork a souvent des arguments et des raisons pour descendre ou élever un disque. Mais
dans le cas de la compilation Exit Music : Songs for Radio Heads, le critique
semble avoir oublié le disque et s'est concentré uniquement sur le concept. Nous allons
à la fois décortiquer la critique de monsieur Marcia et prendre le temps d'écouter ces
pastiches hors du commun du groupe Radiohead.
Peter Marcia a reçu sa copie d'Exit Music : Songs for Radio Heads avec une base
déjà fortifiée de préjugés et de mécontentement. On le ressent grandement dès le
début de sa critique. En premier lieu, il se concentre à tester notre connaissance
musicale et prépare une introduction fort sarcastique et mélodramatique. Marcia est un
farceur, il faut l'admettre. Cependant, il frôle un peu trop cette ligne entre l'humour
et l'arrogance. Nos premières impressions sur son style d'écriture se traduisent comme
ceci : aucunement crédible. Malheureusement pour nous, sa « critique » du disque se
volatisse comme l'intérêt pour sa valeur véridique. Généralement, il faut être
capable de livrer une argumentation solide pour pousser une note aussi dégoûtante de
l'avant, chose que Marcia oublie carrément de faire. Il s'amuse plutôt à juger
l'hypertextualité du disque même. Cependant, l'argument est fait de manière peu
élégante en se moquant du concept avec lajout de sa propre idée. Marcia aimerait
que ses messages de cellulaire soient pastichés par des groupes de post-rock. Le seul
problème avec cette idée se trouve par la simple comparaison avec les documents
primaires : est-ce que ces messages sont aussi importants que des chansons de Radiohead?
Une réponse qui n'est nullement obligée d'être dévoilée. Voici un simple conseil pour
Peter Marcia : lorsqu'on critique un disque, il ne faut pas prendre pour acquis que seuls
nos amis vont la lire.
Concept issu de la postmodernité, les albums hommages sont souvent de très mauvaises
idées. Rares sont les cas où nous ne sommes pas étonnés par le « bricolé » des
artistes en charge. Maintenant, nous sommes souvent plus satisfaits par les simples remixs
(ex. : Silent Alarm Remixed de Bloc Party, Madvillain Remix de Four Tet). Il
est plus logique pour les auditeurs que l'artiste invité traite du document officiel,
sans le fabriquer de toutes pièces. Ici, sur Exit Music : Songs for Radio Heads,
ce sont des artistes qui remettent leurs propres versions avec leurs arrangements uniques.
Avec le disque, la mission était de transformer les atmosphères de Radiohead en ce qui
est similaire au hip-hop et à l'électro. Après quelques écoutes, l'objectif est
atteint et les artistes présentent des visions fort intéressantes. Cependant, la
glorification s'arrête à ce niveau. Le disque est parfait pour les curieux et pousse un
moment de réflexion pour tout amateur de Radiohead. C'est là que l'on trouve son audace
et son défaut.
En somme, il est plus intéressant de voir cette approche comme un hommage pur au texte
d'origine et non comme un testament propre à ces artistes. Des expérimentations
intéressantes se sentent sur la version de Karma Police des Bad Plus, sur
l'impressionnante remise à jour d'Airbag par RJ2D ou même sur Exit Music (For
A Film) telle que reprise par Cinematic Orchestra. On y apprend vite que l'expérience
est plus enrichissante pour l'artiste même que pour l'auditeur. Ceci est une affirmation
qui peut être poussée pour toutes les compilations de ce genre. Il est certain que les
amateurs de Radiohead vont préférer leurs disques originaux et on ne les blâme
aucunement. |
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| - Maxime Monast, 19 Mai 2006 |
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